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      KGN (Key Global Network) et PHAROS Exhibitions ont le plaisir de vous annoncer la tenue du Sitiel 2010 qui se tiendra du 19 au 23 septembre 2010 à l’Office de Riadh El Feth à Alger sous le haut patronage de M. le Ministre de l’Industrie et de la Promotion des Investissements


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      Le Phare Annuaire des Transports, de la Logistique, des Services financiers, des Infrastructures, des Equipements et accessoires et de l’Environnement, Version 2009, édité par PHAROS Exhibitions est disponible à la vente


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Nouveau métier d'auxiliaire

Le cyber transitaire

Par Kamel Khelifa

Avec la naissance et le développement du e-business certaines activités d’auxiliaires ou d’intermédiaires ne sont-elles pas vouées à disparaître ? Telle est la question, qui ne contient pas une somme d’appréhensions, que se posent notamment les transitaires européens depuis la disparition des barrières douanières à travers l’espace Schengen. Il faut dire que le statut du transitaire était déjà mal en point à cause de la fusion de plus en plus marquée de certaines fonctions du transitaire avec celles du transporteur.
Pourtant, des spécialistes du cyber-espace affirment que non seulement l’avenir de la profession est loin d’être menacé mais bien que celle-ci a encore de beaux jours devant elle, pour peu qu’elle sache tirer la prestation vers le haut, c’est-à-dire en s’intégrant parfaitement dans les systèmes d’information. Donc, c’est la technologie qui devrait servir de marchepied à sa bonne maîtrise des prestations physiques, pour autant que le transitaire apprenne à s’en servir comme moyen d’anticipation, sans quoi effectivement beaucoup seraient appelés à disparaître purement et simplement. Aujourd’hui, il ne sert à rien de continuer à se bercer de l’illusion que le transitaire est l’architecte des transports.
Du reste, que vaut de nos jours le métier d’architecte quand on sait que son rôle et celui du dessinateur sont en voie de disparition, supplantés par l’ordinateur, à moins qu’ils fassent de celui-ci un allié.
Il est vrai qu’à l’origine, au plan de la logistique, le transitaire était un maillon essentiel de l’ensemble de la chaîne, dès lors qu’il avait en charge la conception et l’organisation d’une opération de transport depuis un point d’expédition jusqu’à destination, sous son entière responsabilité. Celui-ci est juridiquement appelé commissionnaire des transports à cause de l’obligation de résultat qui pèse sur lui, par opposition au transitaire mandataire dont le rôle consiste à agir sur instructions de celui qui lui a donné mandat. Rappelons que la responsabilité du transitaire mandataire se limite à ses propres fautes et à ce titre il n’a qu’une obligation de moyens.
Sur un plan pratique, il suffit au commissionnaire de transport de faire jouer sa connaissance des circuits et ses relations pour contracter et suivre, par voie de sous-traitance, l’ensemble des services de la chaîne transports et logistique, notamment le dédouanement, l’entreposage, le transport routier, etc. Puis, à la longue, ce sont ses propres sous-traitants, à commencer par les transporteurs routiers, les armements, depuis l’avènement de la conteneurisation, etc. qui se sont substitués à lui en s’attribuant petit à petit ses fonctions d’intermédiaire.
Ainsi, une nouvelle race de logisticiens est née en Europe, favorisée par la décomplexification de la fonction de transitaire avec la disparition des barrières douanières intra-communautaires qui faisaient jusque-là, à ce dernier, la part belle.

 

 

Aussi, si le nombre de transitaires n’a cessé ces dernières années de se réduire comme une peau de chagrin, consacrant par là la disparition progressive des petites sociétés qui sont « balayées » par les plus grosses. Il faut dire que la valeur ajoutée de ces dernières réside essentiellement dans l’assise financière conséquente, la couverture spatiale étendue et les capacités à offrir une prestation complète à bon prix.
Contre toute attente, le e-business, au lieu de sonner le glas de la fonction du transitaire, vient au contraire tendre une bouée de sauvetage à la profession, permettant ainsi aux petites sociétés, qui étaient pourtant condamnées à une mort certaine en Europe, de renaître de leurs cendres.
A l’épreuve du terrain, il s’est avéré en effet que la logistique du commerce électronique n’était pas aussi simple que cela apparaissait de prime à bord, ce qui a fait dire à certains professionnels du secteur que « la logistique constitue la maillon faible du e-commerce ». En effet, si Internet propose à travers un système virtuel des produits à volonté, des services express et de qualité et plus d’informations fiables, cela est parfois démenti dans les faits (autrement dit dans le réel).
Pour que l’internaute-vendeur soit crédible à l’égard de l’internaute-acheteur, il doit livrer le produit commandé, dans les délais promis et suivant le prix fixé, sans quoi la sanction ne se fera pas attendre en raison de la possibilité qu’aura l’acheteur de choisir parmi mille sites, qui proposent la même chose, celui qui honorera le plus et le mieux ses engagements.
Si le vendeur peut parfaitement connaître son produit, il ne peut, sans risque de se fourvoyer, maîtriser les services de la distribution physique, à moins qu’il ne s’adresse à un prestataire logistique à qui échoit le rôle d’assurer la livraison du produit et de l’information en temps réel.
Comme chacun le sait, le commerce électronique est en plein expansion en Occident, faisant décupler les ventes, notamment de petits colisages sur de courtes distances et surtout de plus longues à travers tous les continents.
De fait, ce nouveau type de commerce a tendance à supprimer les intermédiaires comme les importateurs, les grossistes, etc. puisque la relation commerciale se fera directement par voie électronique entre internautes.
Paradoxalement, c’est là où les connaissances, le savoir-faire, l’expérience du transitaire, par un effet de synergie, vont se porter au secours de e-business car l’activité logistique deviendra de plus en plus complexe alors que le nombre d’opérations ira en se multipliant dans un monde fait d’exigence et où la moindre insatisfaction du consommateur est aussitôt sanctionnée.
Le cyber transitaire, en développant ses propres systèmes d’information en temps réel, notamment le tracing, agira alors entre le fournisseur, l’expéditeur, les services des douanes et autres administrations, via les systèmes d’information proposés par ce fabuleux vecteur qu’est Internet.

Article paru sur Le Phare n° 41 du mois
de septembre 2002

 

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